NICOLAS FAVRESSE

INFORMATIONS

Ville natale : Bruxelles, Belgique

Nationalité : Belge

DISCIPLINE

Escalade

Alpinisme

FAITS MARQUANTS

Pakistan, 2018 : Première ascension du sommet de Pathan (5.11+ A2, 900 mètres) et de Pathani (5.11 M6+, 600 mètres), Thagas Valley.
Chine, 2013 : Première ascension en libre de la voie sud de Kizil Asker (1 500 mètres), 5 848 mètres.
Patagonie, 2011 : Première ascension en libre en une seule poussée d’une combinaison du Royal Flush et El Corazon (7b), face est du Fitz Roy.
Groenland, 2010 : Première ascension en libre de « Devil’s Brew » (5.12+, 850 mètres), Impossible Wall, Upernavick.

 

Patagonie, 2008 : Première ascension en libre de la voie est du Central Torres Del Paine par le chemin des Sud-Africains (5.12+, 1 200 mètres).
Pakistan, 2007 : Première ascension de « Ledgeway to Heaven » (5.12+, 1 200 mètres), « Nafees » et « Badal » (5.12+), K7, Charakusa.
États-Unis, 2005 : Première ascension de « L’Appat » (5.13+ R), Falls Wall, Yosemite.

COMMENT AS-TU COMMENCÉ LA MONTAGNE ?

 

Lorsque j’avais 8 ans, mon père a acheté un voilier de 6 mètres alors qu’il ne savait pas naviguer. Nous pouvions le déplacer facilement. Du coup, pour notre première expérience de navigation, nous l’avons transporté de la Belgique jusqu’à l’Italie et de là, toute la famille a embarqué pour 2 mois d’aventure en Corse et en Sardaigne. Nous étions 5 à bord, plus notre chien, une planche à voile, un saxophone, un accordéon et ma guitare. Mon père avait eu la brillante idée de monter une radio VHF pour notre sécurité, mais ce qu’il n’avait pas anticipé c’est que celle-ci, placée juste derrière notre boussole, rendrait notre seul moyen d’orientation inutilisable. Depuis, chaque année à bord de ce même bateau, nous avons continué l’exploration de toute la Méditerranée. En fait, après coup, je me suis rendu compte que ces vacances étaient davantage de mini expéditions. J’en garde clairement les meilleurs souvenirs de mon enfance. C’est vraiment durant ces voyages que j’ai découvert le goût de l’aventure et plus précisément de l’escalade, le psychobloc faisait partie de nos activités favorites.

OÙ EST-CE QUE TU PASSES LE PLUS DE TEMPS ?

 

J’ai voyagé pendant 15 ans non-stop en m’arrêtant maximum 2 mois au même endroit, mais depuis 4 ans j’ai établi un camp de base plus définitif. Parmi le grand nombre de possibilités, j’ai choisi d’habiter à L’Argentière-la-Bessée dans les Hautes-Alpes. Si l’on aime pratiquer des activités de montagne de proximité tout en étant dans un cadre préservé et sauvage, c’est pour moi le meilleur endroit que je connaisse. Du coup, je dois y passer environ 5/6 mois par an.

QUELLE EST TA DESTINATION FAVORITE ?

 

La prochaine.

PEUX-TU NOUS DÉCRIRE COMMENT TU INTERPRÈTES TA PRATIQUE ?

 

Pour moi les activités de montagne sont d’abord des occasions, des moyens de se connecter à la nature. Plus on va chercher dans nos limites, plus on doit être à l’écoute de soi-même et de ses capacités. Pour moi, c’est le meilleur moyen de réveiller notre instinct animal. C’est aussi cette sensation que je recherche dans ma pratique.

QU’EST-CE QUI TE POUSSE À CONTINUER ?

 

L’envie de me retrouver dans la nature et de la regarder à l’état pur.

QUELLES SONT TES LIMITES DE PRATIQUE ?

 

Je crois que la seule limite qui existe est mentale.

QU’EST-CE QUE TU RESSENS QUAND TU ES VACHÉ DANS UNE FACE ?

 

Je me sens vulnérable. Mais c’est cette vulnérabilité qui donne une dimension de pureté à ma pratique. Cette sensation me rapproche tellement de la nature que la relation avec elle en devient presque spirituelle.

QU’EST-CE QUI T'INSPIRE ?

 

Les grands espaces et les gens qui ont le cœur ouvert.

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