CHRISTOPHE DUMAREST

INFORMATIONS

Age : 40 ans

Ville natale : Annecy

Nationalité : Française

DISCIPLINES

Alpinisme

Escalade

Parapente

FAITS MARQUANTS

Pérou, 2004 : Cruz del Sur, Sphinx.
Pakistan, 2005 : Eternelle Flamme,Trango.
Alaska, 2006 : Cobra Pilar, Barril.
Patagonie, 2008 : Ouverture d'une variante de la Bodin-Afanassief, Super Canaleta, Chalten.

 

Shafat fortress, 2011 : Tentative d'une nouvelle voie, Stok Kangri.

Chine, 2012 : Nouvelle voie, Siguniang.
Groenland, 2016 : Nouvelle voie, Fox Jaws.
Groenland, 2019 : Répétition, Saft Wall.

C’est vraiment la liberté et le contact avec la nature qui aujourd’hui prennent le dessus.
Là où je me sens le mieux ?

Entre « Ciel et Terre ».

©Antoine Mesnage

COMMENT AS-TU COMMENCÉ LA MONTAGNE ?

 

J’ai l’habitude de dire que je suis né dans un sac à dos. Mes parents et surtout mon père étaient des pratiquants chevronnés. Même si j’aurais parfois préféré passer mes week-ends à « Walibi », j’étais tout le temps en montagne. J’ai commencé à 6 ans le ski alpinisme et avant 10 ans j’avais déjà une jolie liste de courses dont un sommet de plus de 4 000 mètres.

QUELLE EST TA DESTINATION FAVORITE ?

 

C’est autant le concept que la destination qui m’attire. Mêler un déplacement horizontal et un déplacement vertical avec un enchaînement particulier - qui part à la rencontre d’une ligne géologique, d’un tracé, d’un personnage, d’un thème - est sans conteste la forme d’alpinisme qui me fait le plus rêver. Idéalement entre « Ciel et Terre », c’est là que je me sens le mieux. J’essaie de trouver l’équilibre entre le camp de base de Dingy St Clair (où se trouve ma maison au pied des parois du Parmelan et du Perthuis), celui de Samaya® aux Glaisins et les milliers d’autres spots de rêve où j’espère pouvoir aller grimper un jour. J’ai vraiment la chance d’être souvent dehors.

©Antoine Mesnage

©Antoine Mesnage

PEUX-TU NOUS DÉCRIRE COMMENT TU INTERPRÈTES TA PRATIQUE ?

 

Un peu plus rock and roll que celle d’un sportif de haut niveau. Elle se situe davantage du côté d’un mode de vie que d’une discipline. L’alpinisme a cela de beau et de complexe qu’il s’affranchit des contraintes du mètre et de la seconde (normalement). Il peut y avoir des chiffres et de la compétition entre grimpeurs, mais ce n’est pas le cœur du sujet, c’est bien plus large et puissant que cela. Plusieurs fois il m’est arrivé de ressentir de l’appréhension au cœur de faces démesurément grandes (pour moi). Mais souvent c’est d’abord un sentiment d’harmonie, la sensation de faire partie d’un tout qui prend le dessus, une sensation comme une évidence.

QUELS SONT TES PROJETS CETTE ANNÉE ?

 

Ce confinement est une pause forcée qui nous touche tous et qui modifie tous les agendas, tous les projets. J’espère pouvoir profiter de ce temps pour me relier d’abord à moi-même (il y a du boulot) pour pouvoir le faire vers les autres (encore plus), mais aussi à la terre (avec le jardin) et enfin au ciel (pour se connecter davantage), tout un programme ! J’espère aussi pouvoir fêter un dixième petit enchaînement alpin qui mêle différentes pratiques et pourquoi pas différents compagnons de cordée. Continuer à grimper, à être dehors aussi… A trouver l’équilibre.

©Antoine Mesnage

L'ÉQUIPEMENT DE CHRISTOPHE

©Marc Daviet

Recherche